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LE SLAM DU SOIGNANT



Bonjour à toutes et à tous,

Voilà trois ans que le slam, retranscrit ci-dessous, a été écrit par une soignante à l'issue de son hospitalisation. Elle a trouvé dans l’écriture une façon de partager son chemin et son expérience.

L’importance de ces témoignages est nécessaire pour nous permettre à tous, individuellement et peut-être collectivement, de prendre conscience des multiples aspects que peut prendre l'épuisement professionnel chez les soignants. En parler, témoigner, partager nos expériences, oser demander de l’aide est important, indispensable même pour le bien de tous.

Retrouvez en fin de mail les coordonnées de l’association MOTS, association dédiée à l'accompagnement des soignants, et n’hésitez pas à appeler si vous en avez besoin ou à les partager ! La fédération des urps de Normandie, à l'écoute de tous les soignants !


 

LE SLAM DU SOIGNANT

Un p'tit slam, pour un coup de vague à l'âme.

Pourtant, j' vis dans un lieu charmant.

Mais dans quelques temps, il en sera tout autrement.

Bientôt, on n'sera plus trois mais deux docteurs,

C'est comme partout ailleurs, et ça me fend le cœur.

Qui va ordonner des médicaments,

Ecouter parler tous ces gens ?

Ça fait déjà bien longtemps qu'on dit

"y'aura plus assez de soignants !".

Là haut, dans leur tour d'argent, ils y sont indifférents.

Tous des foutus automates,

Qui se pavanent et flattent.

Mais en bas, y'a des vrais gens,

Qui se cassent le dos et les dents.

Moi, je suis médecin, pas magicien.

J' suis pas assez costaud pour voir des gens à gogo.

Si j'ai pas mon compte de sommeil,

Je fonctionne en mode veille.

Et puis soigner des humains,

C'est parfois un long chemin, main dans la main,

Ça prend du temps, et c'est bien.

Mais pour en gagner, du temps,

Y'a pas de médicament, ni même assez d'argent. Putain, ce monde contemporain me fout le cafard,

Il est malsain. J'voudrais rester la tête dans un placard,

Pour plus rien voir.

Ou alors j'me suis trompée de métier,

Pourtant je croyais que c'était écrit sur le papier.

Le jardin, les pinceaux, la photo, je les ai dans la peau.

Mais si tu veux travailler moins, tu passes pour un vaurien.

Moi, j'veux juste aller bien, et prendre soin des miens.

J'suis pas triste... J'voudrais juste une vie d'artiste...

Tant pis si je suis décalée, j'veux juste profiter !

 

vous vivez de telles situations et que cela vous est difficile, l’association Mots accompagne depuis plus de 10 ans les professionnels de santé sur leur souffrance et le mal être. N'hésitez pas à les contacter si vous en ressentez le besoin. Téléchargez la brochure ci-contre ou appelez le numéro ci-dessous.







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